Le refuge de la forêt de Vezin – Vendée (17 octobre 1793)

8,00 €

Category:

Description

Après la désastreuse bataille de Cholet (17 octobre 1793), la Vendée offrait le spectacle le plus lamentable : le silence de l’effroi et le sommeil de la mort avaient remplacé le choc tumultueux des armes. L’épouvante régnait partout ; partout s’offraient, aux regards consternés, de sanglantes dépouilles et les traces du plus monstrueux brigandage. Des colonnes appelées infernales parcouraient en tous sens le territoire et ne laissaient après elles que ruines et monceaux de victimes. Les populations décimées tremblaient ; et tous ceux qui ne pouvaient tenir une arme: femmes, enfants, vieillards, blessés, étaient réduits à se cacher dans l’épaisseur des ajoncs et des genêts et dans la profondeur des bois, exposés aux rigueurs du temps et aux privations de toutes sortes. Les moins effrayés errent en éclaireurs, pour épier le moment où un village sera évacué par les massacreurs et pour aller chercher dans ses décombres quelques restes d’aliments échappés à leur voracité. Souvent, montés en sentinelles sur un arbre ou sur une colline, ils mesurent l’horizon et n’aperçoivent qu’un cercle immense de flammes qui dévorent les hameaux du Bocage. Au milieu de cette complication d’horreurs, la religion ne cesse point de prodiguer aux enfants de la Vendée tous les secours qu’exigent les circonstances. À la faveur de mille déguisements ingénieux, et souvent au péril de leur vie, les prêtres, échappés à l’exil, suivent partout la trace du troupeau dispersé, lui distribuant le pain des forts (le sacrement de la communion)lui inspirant une héroïque résignation, et ouvrant aux mourants les portes du ciel(en leur donnant le sacrement de l’Extrême-Onction). 

Ô vous qui avez cessé de croire à la vertu et à l’existence d’un monde plus heureux, venez voir une population entière préférer la mort à l’opprobre de trahir sa foi et son Dieu. Qu’il est grand ce peuple, sous le fer des égorgeurs ! Sa foi simple et sublime est le principe d’une intrépidité et d’une grandeur d’âme dignes des héros de l’Église primitive. L’orgueil sophistique crie au fanatisme et sourit d’un courage surhumain dont il ignore le mobile, mais l’Europe chrétienne se tait et admire … 

L’histoire dira que, dans la France athée et révolutionnaire, ce coin de terre demeura vierge, et que, loin de partager les souillures de la nation adultère et rebelle, il s’assura, par sa fidélité jusqu’au martyre, une gloire à jamais immortelle. 

Livret

Format A5

68 pages

Edition de mai 2013

Additional information

Dimensions 1 × 15 × 21 cm

You may also like…