La fleur de lys et le martyre. Famille Turpault de Cholet

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Description

Toutes les familles de la Vendée militaire (qui se situe autour de Cholet) ont été touchées par la période de la Révolution française. Les Turpault qui étaient à cette époque, marchands de toiles et de mouchoirs (blancs : ils ont été quadrillés rouge et blanc après la guerre de Vendée, laquelle à répandu le sang des Blancs), ont eu comme les autres des tribulations et de graves choix à faire au jour le jour dans la tourmente de cette époque. 

François-Joseph^Paul turpault raconte qu’il avait treize ans quand la terrible nouvelle arriva. 

« L’explosion éclata en 1789. Le 22 juillet de la même année, jour à jamais mémorable, une alerte épouvantable se répandit partout. Les hommes, les français s’armèrent les uns contre les autres…O ma mère, vous prédites dès lors tous les malheurs dont nous avons été accablés depuis. 

« … Je fus rencontré par un soi-disant patriote. Il me saisit avec violence et m’arrache mes épaulettes qu’il jette à terre.

« (Vers le 27 juin 1793) Je résulus dés ce moment de prendre les armes pour une si belle cause, mais mes parents s’y opposèrent, vu mon jeune âge. 

« Je m’esquivais de la maison à trois heures du matin et partis à quatre, avec l’armée, muni d’un fusil, d’un sabre et de deux pistolets de ceinture. Nous rencontrâmes l’armée républicaine à Coron où, après l’avoir battue complètement, je revins à Cholet le lendemain très fatigué. 

« Ma mère fut arrètée et enfermée dans la prison du calvaire (ancien couvent de Calvaire d’où les religieuses avaient étées expulsées) à Angers. Elle fut condamnée à mort le 26 germinal an II et exécutée le lendemain ; nous avons la copie de son jugement. Elle eût été sauvée si elle eût voulu se prêter à une mystification qu’on lui conseilla, mais elle préféra mourir que de trahir la vérité qu’elle énonça hardiemment au Tribunal révolutionnaire. » 

Témoignage de Madame Griffon : « J’étais prisonnière au Calvaire avec Madame Turpault. Je lui aidais dans ses besoins. Nous couchions ensemble sur un loyer qui nous avait été donné et que l’on ne tardat pas à nous oter, ce qui nous réduisit de nouveau à coucher sur la paille. J’étais présente lorsque les révolutionnaires sont venus la demander. Ils se sont d’abord adressés à moi, en me disant : « Est-ce toi qui te nommes Turpault ? » Madame Turpault qui était présente, répondit d’un air paisible : « C’est moi, que me voulez-vous ? » Un militaire furieux lui dit alors : « Avances ! » Elle me fit ses adieux et n’eut que le temps de me dire : « Dieu soit béni ! Je me soumet à sa sainte volonté » » 

Perrine Turpault fut béatfiée parmi les 99 martyrs d’Avrillé par le Pape Jean-Paul II le 19 février 1984. 

Auteur : Philippe de Maillard-Taillefer

Livre broché

Format A5

296 pages

Edition de février 2018

Additional information

Dimensions 1,5 × 15 × 21 cm

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